Le Yoga vient d’un mot sanscrit qui veut dire « lien » et dont dérive notre mot français « joug ». Je ne sais pas si ce mot existe en araméen et s’il a la même origine, en ce cas l’un des plus grands yogi de tous les temps doux et humble de cœur a invité les gens à prendre refuge et repos en Lui, leur disant que son « Yoga est facile à porter et son fardeau léger ».(Mathieu 11/28-30)
Le Hatha Yoga avant d’être une ascèse est une hygiène corporelle et psychique basée sur des principes de vie traditionnelle qui ont grand besoin d’être réhabilités dans nos sociétés dites « modernes » caractérisées par une certaine turbulence. Ses fondamentaux spirituels et philosophiques sont en accord avec la civilisation l’ayant élaboré durant plusieurs millénaires à savoir qu’ils sont non dogmatiques même s’ils sont religieux au sens le plus élevé de ce terme.
Mais le yoga est une science empirique dont l’origine est peut être hors du temps, cette notion du temps étant toujours plus ample chez les Hindous qu’en Occident puisqu’ils en ont une vision s’étendant sur des cycles incommensurables et c’est pourquoi le mythe intervient avec sa poésie pour décrire une réalité autre.
Nous dirons donc que la science du Yoga a été dérobée à Shiva par un poisson qui venait espionner les pratiques du dieu dans l’Himalaya, celui-ci a été transformé en humain par la grâce de son épouse Parvati. Ce poisson devint le sage Matsyendra , premier des Yogis ayant donné son nom à une superbe et élégante posture assise en torsion vertébrale : Matsyendrasana.
Si nous voulons passer du mythe à l’Histoire en se reportant au Philosophe Patanjali ayant défini les 8 piliers ou membres du Yoga à savoir l’ Ashtanga Yoga on ne sait pas très bien à quelle époque il a vécu, si on le situe au deuxième siècle avant JC c’est pour nous rassurer avec une référence dans le temps mais la chronologie est secondaire dans la civilisation de l’Indus encore une fois nous devons le dire…
Pour nébuleux que ce fondement du yoga puisse nous paraître, les effets bénéfiques de ces pratiques eux sont d’une efficacité très tangible et vite identifiée par l’étudiant sur sa santé physique et mentale d’où le succès croissant de son « exportation ». Les résultats thérapeutiques du yoga sont souvent spectaculaires dans la lutte contre la tabagie ou les névralgies dorsales. Pour ne prendre qu’un exemple, ici l’ensemble des techniques ayant un rapport avec l’hygiène nasale selon Ludmilla de Bardo réveille les défenses immunitaires, rééquilibre le système nerveux et hormonal, évite les pertes de mémoire, améliore les états d’insomnie, de spasmophilie, d’hypoglycémie, de boulimie, les troubles respiratoires, gynécologique, de frigidité, d’impuissance, élimine le stress, allège le poids du psychisme, libère et accroît les réserves vitales…excusez du peu !
Cette efficacité des techniques du yoga n’est pas pour autant « magique ».Elles fonctionnent de façon à la fois logique et technique par d’innombrables moyens qui sont : redressement du système nerveux central et neurovégétatif, stimulation et équilibrage du système endocrinien et son action chimique interne, massage interne des organes, amélioration du péristaltisme intestinal, drainage lymphatique et sanguin, étirements des nerfs renforçant leur endurance, muscles et articulations sont purifiés des dépôts de sels de calcium et autres incrustations ect… pour désigner dans une premier temps seulement quelques points sur lesquels la médecine moderne et la physiologie ont prise. Mais il va de soi que nous devons prendre en compte un autre aspect plus subtil de leur action à savoir l’aspect énergétique. Celui-ci intervient dans un domaine moins connu mais abordé par exemple dans des techniques thérapeutiques comme la Kinésiologie et la médecine chinoise ou ayurvédique indienne faisant référence à l’interaction énergétique des muscles sur les organes et les glandes, le lien entre les méridiens ou « nadis » et les organes. L’énergie circule dans tout le corps aussi bien à sa périphérie cutanée dans la profondeur des muscles et des organes mais aussi à travers un réseau de canaux invisibles. La mise évidence du circuit fonctionnel muscles/organes/ méridiens est la seule façon de comprendre toute la portée de l’exécution d’un exercice sur la colonne vertébrale, les muscles extenseurs du pied ou d’une pression exercée avec les mains sur le pubis.
J’ai appris le yoga avec un camarade alors que j’étais étudiant à la Faculté de Lettres du Mans dans les années 1983/84. Ensuite, ma pratique s’est intensifiée par des stages et des rencontres, des voyages en Inde, jusqu’au jour où un enseignant de yoga Mayennais qui me connaissait m’a demandé de reprendre l’un des ses cours. On m’a proposé encore d’animer d’autres groupes dans le département tantôt pour des clubs Yoga de communes soit dans des maisons de quartier de la ville de Laval, ce qui semblait vouloir dire que mes élèves étaient satisfaits de ma prestation, et ce qui m’a encouragé à continuer dans cette voie.
Ma formation s’est faite donc de façon un peu aléatoire à cette période avant de trouver l’école qui convenait à ma recherche. J’avais une idée assez précise de ce que je voulais trouver mais aussi éviter dans cet univers riche et complexe du yoga français.
La rencontre avec Ajit Sarkar au Centre du Soleil d’Or à Paris a répondu entièrement à mes aspirations spirituelles, culturelles, intellectuelles et morales ainsi qu’à mes attentes sur le plan technique. Pendant trois ans j’ai beaucoup reçu de la part de cet instructeur à l’esprit toujours positif et pratique. Ajit Sarkar est un indien arrivé en France en1968 grâce à une bourse d’étude du gouvernement français alors qu’il était professeur d’EPS à l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry. Mais il avait « reçu le yoga » par tradition familiale. Au moment où je l’ai rencontré il travaillait à l’INSEP avec des athlètes de haut niveau après avoir mené diverses missions sur son poste de chargé de recherche. C’est bien cette approche qui pouvait m’inspirer : sur la base philosophique du plus grand des penseurs indiens contemporains, Sri Aurobindo, on pouvait espérer une démarche en perpétuelle état de recherche expérimentale tout en sachant qu’Ajit avait baigné dans la Tradition du Yoga la plus orthodoxe dès son plus jeune âge. Ainsi sous sa houlette je pouvais explorer le Yoga selon l’approche à la fois traditionnelle et novatrice que je recherchais depuis si longtemps.
Ne dit-t-on pas ?« Quand le disciple est prêt le maître apparaît ». Il m a transmis l’armature de ma méthode de Yoga et je vous invite à la découvrir à travers le CD-Rom que je propose sur ce site.
Ses collaborateurs aussi m’ont enrichi : comment oublier la profondeur de l’enseignement de son frère, Ranajit Sarkar, universitaire Hollandais, philosophe et mathématicien de haut niveau ? Quel bonheur de suivre des cours sur la note particulière de Colette Poggi, autre universitaire sanscritiste, spécialisée dans la recherche sur le Shivaïsme du Cachemire qui navigue entre deux auteurs médiévaux, Abhinavagupta, et l’un des plus éminents mystiques et théologiens d’Occident, Maître Eckhart et qui encore intervient au Musée Guimet sur l’expérience esthétique en Inde ancienne. Les cours d’anatomie et physiologie sont réputés être plus rébarbatifs dans la préparation à l’enseignement du yoga mais Yvonne savait leur donner un éclairage en rapport avec les postures et exercices de Yoga qui éveillait toujours notre curiosité.
Ces études assez intenses, comme on le devine j’espère, devaient aboutir à un diplôme délivré en Octobre 2003.
Ma connexion avec le monde du Yoga en France ne s’est pas limitée à cette école du Soleil d’Or de Paris pour ma formation car je suis toujours en recherche de partenariats, de contacts et d’enrichissements. Par exemple je suis un adhérent et collaborateur de la première heure de la dynamique association « Yoga Rennes »qui organise des « Fêtes du Yoga » annuelles, des spectacles de culture Indienne et des cycles de conférences. La synergie est moins aisée sur Laval mais je parviens tout de même à m’ouvrir au-delà de ma discipline pour organiser des stages où interviennent l’art indien : soit la danse, le chant, ou encore les mandalas. Je rencontre pour un partage ou des conseils les gens qui voyagent comme je le fais en Inde.
Ma technique continue à évoluer toujours vers une approche qui se précise comme de plus en plus énergétique, à mesure que je peux en faire moi-même les vérifications « au ressenti ».
Concrètement cela signifie que tout en restant sur une base de travail en lenteur, flexibilité et statique du Hatha Yoga, je m’oriente vers une pratique qui implique désormais de plus en plus les aspects dynamiques de la Kundalini Yoga : exercices dynamiques et mouvements rapides favorisant circulation et dépenses d’énergies corporelles. D’autre part je me spécialise aussi dans certains domaines comme les aspects symboliques et énergétiques des Mudras jusqu’à en faire un véritable « yoga des mains ».
C’est dans un petit local au cœur de la ville de Laval, « La Maison de Ganesh » dans le quartier de St Vénérand dont on pourrait bientôt dire qu’il est le quartier Indien de la ville avec le restaurant Kashmir et la boutique de Fatima, sur la rive gauche du vieux Laval à hauteur du Château et du pont moyenâgeux, que vous pouvez bénéficier de mon enseignement. Cette petite structure, puisque le cours se limite à un groupe entre 5 et 7 personnes, favorise une ambiance détendue où bonne humeur et simplicité sont de bon alois, où les échanges et la libre expression de son expérience sont accueillis dans le respect de chacun et chacune..
Je ne recherche pas pour autant l’élitisme car tous les niveaux de pratique peuvent cohabiter et toutes les demandes d’aide y compris l’amélioration de pathologies ou handicaps seront prises en compte en fonction de vos attentes et besoins.
Là, comme si vous étiez transportés en Inde avec ses dieux nobles et mystérieux mais cependant auspicieux et amicaux, accueillis dans des légères vapeurs d’encens et d’huiles essentielles, apaisés ou stimulés par des musiques et des sons transcendants, des couleurs propices, vous imaginerez peut être que la rivière Mayenne qui coule à côté n’est autre que la Gange ou la Kauvery mais vous pourrez surtout découvrir la très grande diversité des exercices que je propose dans un esprit de totale liberté joyeuse.
Marc Gandonnière né à Lyon le 11 mars 1960.